Le vampire : un mythe qui ne veut pas mourir

Le vampire : un mythe qui ne veut pas mourir

En 1819, Polidori publie Le vampire, une nouvelle écrite dans l’ombre de Byron qui marque la naissance du vampire en littérature de fiction. Un ouvrage qui, s’il a moyennement bien vieilli, aura influencé les successeurs du médecin, comme Sheridan La Fanu pour sa Carmilla et Bram Stoker pour son Dracula. Pour autant, le vampire n’est pas mort avec le 20e siècle. Le cinéma lui a rapidement donné un second souffle, et acté certaines caractéristiques du mythe avec lesquelles les auteurs doivent maintenant composer.

Si les années 80 ont vu l’émergence d’un mythe dépoussiéré, dans la lignée des Chroniques des vampires d’Anne Rice, le vampire moderne subit une nouvelle évolution dans le milieu des années 20, sous la plume de Stephenie Meyer. Les buveurs de sang semblent y laisser leurs derniers oripeaux de férocité, les troquant contre une aura à cheval entre le super-héros et le gendre idéal.

Pour autant, le thème du vampire en littérature (et au cinéma) ne fait pas que suivre la tendance du moment. De très nombreux auteurs préfèrent de loin mettre en scène des créatures sulfureuses, chez lesquelles se disputent Eros et Tanathos. Face à cette diversité (et surtout à une certaine surproduction de livres de vampires), le lecteur risque d’avoir des difficultés à faire son choix. C’est un peu pour cela que Vampirisme.com existe. Si dans un premier temps le site avait uniquement pour vocation de condenser des chroniques de voyages, les chroniques de jeux, livres et films de vampires en constituent désormais l’axe moteur.

Chaque semaine, les habitués peuvent en effet y retrouver autant les dernières nouveautés du genre que les classiques qui n’auraient pas encore été abordé. Chaque œuvre étudiée faisant l’objet d’une dissection critique en bonne et due forme, détaillant autant les qualités éditoriales du livre (ou du film) que la manière dont l’auteur y joue avec la figure littéraire qu’est le vampire.

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